Les cables des fibres sous les océans sont les rails du 21 ème siècle par Guy Kapayo

 

 

Discours : "Les Nouvelles Voies Ferrées de la Vie"


Mesdames, Messieurs,

Fermez les yeux un instant et voyagez dans le temps. Nous sommes au 19ème siècle. Sous les coups de marteau des ouvriers, des milliers de kilomètres de rails en fer transpercent la terre. Ces rails ont relié les villes, connecté les nations et fait circuler le charbon qui a sorti nos pays de la misère. Les gares de l'époque étaient les cœurs battants du progrès.

Aujourd'hui, au 21ème siècle, nous construisons exactement la même chose. Mais nous ne la voyons pas.

Les rails d'aujourd'hui ne sont plus en fer, ils sont en verre. Ce sont des câbles de fibre optique, pas plus épais qu'un cheveu. Et ces rails modernes ne coupent pas nos campagnes : ils courent au fond des océans, sous des milliers de mètres d'eau, traversant les mers à l'obscurité totale pour connecter les continents, les pays et nos foyers en une fraction de seconde.

Et où s’arrêtent ces rails invisibles ? Où sont les gares de tri de notre siècle ? Ce sont les centres de données. Ce sont nos Datacenters.

Alors, quand j'entends certains critiquer ces infrastructures, les accuser de consommer trop d'énergie ou d'eau, je veux leur poser une question. Une question vitale. Voulez-vous vraiment retourner au 20ème siècle ?

Rappelez-vous le 20ème siècle. Un siècle où le mot « cancer » était un synonyme de mort définitive. Un siècle de peurs et d'impuissance médicale.

Aujourd'hui, grâce à la fibre optique qui transporte l'information et aux Datacenters qui la traitent, l'Intelligence Artificielle est en train de transformer la médecine. L'IA analyse des milliards de données en quelques secondes pour repérer les tumeurs avant même qu'elles ne soient visibles à l'œil nu. Elle invente les molécules qui soignent. Grâce aux Datacenters, nous allons transformer le cancer en une maladie que l'on soigne aussi couramment que le paludisme ou une simple grippe.

Voilà ce qui circule sur nos rails modernes. Ce ne sont pas des fichiers virtuels ou des futilités. Ce qui voyage sous les mers et s'analyse dans nos Datacenters, c'est le temps de vie de nos enfants. C’est notre santé. C'est notre liberté face à la maladie.

Alors oui, inspirons-nous du modèle de l'Europe du Nord. Ne gaspillons pas nos ressources comme le font parfois les Américains. Utilisons la chaleur de ces machines pour chauffer nos hôpitaux et nos écoles. Soyons des bâtisseurs intelligents.

Mais ne coupons pas les rails de l'avenir. Car refuser le Cloud et les Datacenters sur notre sol, ce n'est pas protéger la nature. C'est condamner notre économie, et c'est refuser les traitements médicaux de demain. Choisissons le progrès, choisissons la vie.

Je vous remercie.


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