Articles

Ebola 2030 : pourquoi la RDC doit cesser d’attendre la prochaine épidémie

Image
De la gestion permanente de l’urgence à une politique nationale d’anticipation Par A.G. Kapayo — Mainz, Allemagne En 1976, le virus Ebola était identifié pour la première fois lors de deux flambées simultanées, dont l’une à Yambuku, dans l’actuelle République démocratique du Congo, alors appelée Zaïre. Depuis cette date, près d’un demi-siècle s’est écoulé. Le pays a été successivement dirigé par le maréchal Mobutu Sese Seko, Laurent-Désiré Kabila, Joseph Kabila Kabange et Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Pourtant, Ebola continue d’être traité principalement comme une urgence qui surprend le pays : une épidémie apparaît, on mobilise des équipes, on demande l’aide internationale, on vaccine, on isole les malades, puis l’attention retombe lorsque la flambée est maîtrisée. Cette répétition soulève une question fondamentale : Pourquoi un pays confronté à Ebola depuis 1976 n’a-t-il toujours pas construit une stratégie nationale permanente capable d’anticiper la prochaine apparition du vir...

Ebola en RDC : quand l’urgence sanitaire rattrape le président voyageur

Image
  Par A.G. Kapayo — Mainz, Allemagne — septembre 2026 Il arrive un moment où les réalités intérieures d’un pays finissent par rattraper ses dirigeants jusque sur la scène internationale. C’est précisément la réflexion que m’inspire aujourd’hui la situation de la République démocratique du Congo. Alors que l’épidémie d’Ebola constitue une grave crise sanitaire, le président Félix Tshisekedi a continué à multiplier les déplacements, aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’étranger. Ma critique n'est pas qu'un président de la République ne devrait jamais voyager. La diplomatie fait partie de ses fonctions. Un chef d'État doit rencontrer ses homologues, défendre les intérêts économiques de son pays et participer aux rencontres internationales. La véritable question est celle des priorités. Une épidémie qui aurait dû modifier l’agenda présidentiel Dès le 18 mai 2026, la présidence congolaise annonçait une réunion de crise consacrée à la résurgence d'Ebola dans l'Est du p...

Donald Trump dispose du fouet et de la carotte, la loi Lindsay Graham par Guy Kapayo

Image
  Pourquoi Donald Trump a-t-il signé la loi Lindsey-Graham ? Punir Poutine ou renforcer son propre pouvoir économique ? Le 18 septembre 2026, Donald Trump a promulgué la Lindsey O. Graham Sanctioning Russia and Iran Act . Officiellement, cette loi vise à réduire les ressources permettant à Vladimir Poutine de financer la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine. Elle sanctionne les responsables russes, les banques, les industries militaires ainsi que la « flotte fantôme » utilisée pour contourner les restrictions occidentales sur les exportations d’énergie. Cependant, faut-il croire que Donald Trump a signé cette loi uniquement pour punir Vladimir Poutine ? À mon avis, cette explication est insuffisante. Une véritable loi de sanctions contre la Russie Il ne faut pas nier l’effet réel du texte. La loi renforce la pression exercée sur les secteurs russes de l’énergie, de la finance et de la défense. Elle cible également les navires et les intermédiaires qui permettent à Moscou de ...

L'avantage exorbitant que Donald Trump refuse de voir par Guy Kapayo

Image
  OTAN, pétrodollars, bons du Trésor et puissance financière américaine Par A.G.Kapayo | Mainz, Allemagne | 16 septembre 2026 Donald Trump présente volontiers les alliances, les bases militaires et la protection des routes maritimes comme des charges que les partenaires des États-Unis devraient rembourser. Cette lecture oublie l'essentiel : l'ordre international entretenu par Washington produit aussi un rendement financier exceptionnel. Il soutient la demande mondiale de dollars, facilite le placement des bons du Trésor et permet aux États-Unis de financer à moindre coût leur dette, leur recherche et leur puissance technologique. 1.Le paradoxe américain Lorsqu'un comptable examine une base militaire américaine en Europe ou en Asie, il voit des soldats, des équipements et des crédits budgétaires. Lorsqu'un stratège examine la même base, il voit une alliance, un accès logistique, une capacité de dissuasion et un signal de stabilité. L'analyse devient encore ...

Les cables des fibres sous les océans sont les rails du 21 ème siècle par Guy Kapayo

Image
    Discours : "Les Nouvelles Voies Ferrées de la Vie" Mesdames, Messieurs, Fermez les yeux un instant et voyagez dans le temps. Nous sommes au 19ème siècle. Sous les coups de marteau des ouvriers, des milliers de kilomètres de rails en fer transpercent la terre. Ces rails ont relié les villes, connecté les nations et fait circuler le charbon qui a sorti nos pays de la misère. Les gares de l'époque étaient les cœurs battants du progrès. Aujourd'hui, au 21ème siècle, nous construisons exactement la même chose. Mais nous ne la voyons pas. Les rails d'aujourd'hui ne sont plus en fer, ils sont en verre. Ce sont des câbles de fibre optique, pas plus épais qu'un cheveu. Et ces rails modernes ne coupent pas nos campagnes : ils courent au fond des océans, sous des milliers de mètres d'eau, traversant les mers à l'obscurité totale pour connecter les continents, les pays et nos foyers en une fraction de seconde. Et où s’arrêtent ces rails invisibles ? Où son...