Ebola 2030 : pourquoi la RDC doit cesser d’attendre la prochaine épidémie
De la gestion permanente de l’urgence à une politique nationale d’anticipation Par A.G. Kapayo — Mainz, Allemagne En 1976, le virus Ebola était identifié pour la première fois lors de deux flambées simultanées, dont l’une à Yambuku, dans l’actuelle République démocratique du Congo, alors appelée Zaïre. Depuis cette date, près d’un demi-siècle s’est écoulé. Le pays a été successivement dirigé par le maréchal Mobutu Sese Seko, Laurent-Désiré Kabila, Joseph Kabila Kabange et Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Pourtant, Ebola continue d’être traité principalement comme une urgence qui surprend le pays : une épidémie apparaît, on mobilise des équipes, on demande l’aide internationale, on vaccine, on isole les malades, puis l’attention retombe lorsque la flambée est maîtrisée. Cette répétition soulève une question fondamentale : Pourquoi un pays confronté à Ebola depuis 1976 n’a-t-il toujours pas construit une stratégie nationale permanente capable d’anticiper la prochaine apparition du vir...